Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 11:05

Notre partenariat avec "Opération Orange" au Soudan-Sud et au Soudan


Cette page est extraite du Bulletin d'Octobre 2011 de "Opération Orange", p.4. Vous pouvez y accéder, dans sa présentation et avec ses illustrations sur le site"www.operation-orange.org/, à partir de sa page d'accueil, en cliquant tout en bas sur "Téléchargez le Bulletin d'Octobre 2011, n° 49"

 

Kamal TADROS, pour des raisons   familiales, a décidé de quitter le Soudan et de partir en Australie rejoindre ­sa fille et ses petits-enfants. C'est John UGO qui le remplace en tant que secrétaire général de SDVP Soudan, avec la même compétence et le même dévouement qui animaient Kamal.


Même si l'indépendance du Sud-Soudan a été fêtée dans l'allégresse, il reste que ce jeune pays doit maintenant, après 25 ans de guerre, s'atteler à la reconstruction des toutes les infras­tructures et doit surtout faire face à l'afflux massif de réfugiés du Nord qui regagnent leur terre d'origine.


Entre octobre 2010 et août 2011, on estime que près de 800.000 personnes auront migré au Sud, mais des milliers d'autres sont encore bloquées et atten­dent leur départ. Beaucoup ne savent pas encore lequel des deux pays sera le leur, mais aucun des deux ne se presse à les reconnaître. Ces réfugiés se sentent trahis par le Sud et menacés par le Nord. Ceux qui souhaiteraient rester dans le Nord y seront-ils acceptés comme ci­toyens du Nord et obtiendront-ils la nationalité ? Ceux qui partent viennent s'ajouter à une population qui manque cruellement de logements et d'écoles pour les accueillir, ce qui ne fait pas d'eux les bienvenus.


Le sort des enfants est particuliè­rement préoccupant. En plus du centre de formation professionnelle, Saint-Vincent de Paul Soudan accueille déjà 500 d'entre eux dans une école primaire, à Lologo également. C’est à ce niveau-là qu’Opération Orange, avec ASASE (Association suisse des amis de Sr Emmanuelle) a un rôle important à jouer.


Opération Orange maintient bien évidemment son soutien au Soudan mais devra progressivement reporter son aide au Sud-Soudan. C'est ce qu'elle fait déjà pour le fonctionnement du centre de formation de Lologo (Juba), placé sous la direction de Betram GORDON. Dans les années à venir, il restera le programme principal à financer avec, en outre, la mise en place de trois nouvelles formations (couture et fabrication de produits artisanaux, in­formatique, réparation de deux-roues). Ces étudiants seront dans quelques an­nées les forces vives de ce nouveau pays, aptes à le reconstruire. C'est dans cet esprit que Kamal Tadros souhaite que nous travaillions dans l'avenir.

D'autre part, quatre projets sont à l'étude pour arriver à l'autonomie financière du centre de formation. Mais ils ne pourront démarrer que si les fonds sont réunis pour leur lancement. Chaque projet sera géré comme "un centre de profit" avec une comptabilité séparée.

·       production avicole (élevage de poulets, production d'oeufs),

·       fabrication artisanale de meubles,

·       production agricole,

·       location de dortoirs universitaires

Pour chacun de ces projets, un budget a été établi.

Enfin, Opération Orange continue à aider, au Nord, les baby-feeding cen­ters ( centre pour enfants dénutris) et un centre de formation profes­sionnelle dans les camps de réfugiés qui subsistent autour de Khartoum.

Madeleine Fourmaud

 

LABORATOIRE PHYTOSANITAIRE

ASASE, d'une part pour optimiser l'exploitation du terrain et d'autre part apporter une aide médicale aux populations les plus défavo­risées, souhaiterait développer la culture de plantes médicinales (un tel programme a déjà eu lieu en Haïti avec beaucoup de succès dans la lutte contre les maladies propres au pays, et notamment lors de la récente épidémie de choléra), et parallèlement créer un laboratoire de produits phar­maceutiques issus de ces plantes. En effet :

· la population est fragilisée et en proie à de nombreuses, pathologies tropicales liées à  la pauvreté,

· les services de santé sont pratiquement inexistants,

· les médicaments modernes sont inaccessibles pour les plus pauvres.

Une équipe de spécialistes, sous l'égide d'ASASE, s'est rendue à Juba en Juin dernier pour étudier avec les autorités médicales lo­cales le faisabilité d'un tel projet. Une attention bienveillante a été accordée à leur proposition. Un plan de réalisation a été élaboré. A suivre....

 

 

Par GB
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:30

A lire le numéro 167 de www.vigilancesoudan.org ( octobre 2011) qui nous informe en détail sur la situation aux Soudans Nord et Sud. En particulier, on y trouve la note ci-dessous. « Opération Orange » collabore avec l’ASASE à ce projet.

 

L'Association Suisse des Amis de Sœur Emmanuelle (ASASE)

aide à la reconstruction du Sud- Soudan


Construit en 2008 et inauguré en 2009, le centre de formation professionnelle et de développement communautaire de Lologo est situé dans un bidonville d’environ 5000 personnes, au Sud-est de Juba, la capitale du Sud-Soudan. Il dispense trois formations très demandées dans une région où tout est à reconstruire : maçonnerie, électricité et menuiserie. La durée des sessions est de 9 mois. Le but est de donner une formation qui réponde aux besoins urgents des populations locales et non pas de former des ouvriers hautement spécialisés. Fin 2011, 480 adultes auront bénéficié de ces formations gratuites.

Pour répondre à la forte demande locale, il a été décidé de mettre en place, dès la quatrième session qui démarrera en janvier 2012, trois nouvelles formations : couture/teinture/fabrication de produits artisanaux, informatique et réparation des deux-roues. (Pour soutenir cette action, voir www.asase.org. et payez avec Paypal).

Par GB
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:15


 

Le 9 juillet, le Sud-Soudan a brièvement focalisé l’attention des media internationaux. Pour avoir été beaucoup sollicité ce jour-là pour expliquer le sens de cette indépendance, je m’interroge sur le décalage entre la compréhension que ces média peuvent en avoir et la réalité vécue par ceux qui en sont les bénéficiaires.


Pour les media occidentaux, cette naissance évoque l’idée d’une victoire chèrement acquise, mais légitime et l’on s’en réjouit. L’idée sous-jacente est que des chrétiens sont libérés du joug de l’islam. On s’interroge en revanche sur la viabilité économique de ce nouvel acteur, et sur les intentions supposées belliqueuses de Khartoum : le perdant sera-t-il beau joueur ou tentera t-il de reprendre d’une main ce qu’il a concédé de l’autre ? Les media arabes sont eux, mieux informés mais ils affichent une solidarité de principe avec Khartoum et donc une attitude au moins circonspecte vis-à-vis d’une indépendance vue comme une défaite du monde arabe et musulman.

Mais dans les deux camps, certains éléments de compréhension semblent manquer :

  • Tout d’abord, l’indépendance n’était pas l’objectif du MLPS/A comme le prouve son acronyme : « Mouvement de Libération des Peuples du Soudan ». Et son manifeste fondateur en mai 1983 était clair : l’objectif de cette deuxième guerre de libération était d’obtenir  non plus l’indépendance, mais l’égalité de tous les Soudanais au sein d’un État unitaire, indépendamment de leur origine ethnique ou de leur appartenance confessionnelle. Une utopie ? Le rêve d’un homme, John Garang. Ce rêve prit la forme du projet d’un « New Sudan », refondé dans la justice et la paix  qui gagna sans doute plus d’adeptes au nord qu’au sud du pays, à commencer par la jeunesse urbaine des grandes villes. Celle-ci, forgée de métissages culturels, rejette la dictature raciste d'el Béchir et du Congrès National CN), qui a conduit le pays à la ruine, à l’isolement et à la désolation, pour le seul enrichissement d’une poignée de dirigeants corrompus et criminels. Le mouvement de rébellion s’étendit vite au Nord, où les peuples Nouba comme ceux du Nil Bleu, à la frontière éthiopienne, mosaïques de petits groupes autochtones, le rejoignirent et lui donnèrent ses meilleurs cadres et ses soldats les plus aguerris. Ces deux régions du Nord Soudan firent les plus grands sacrifices non pas pour l’indépendance du Sud, mais pour l’avènement d’un État soudanais où ils trouveraient leur place. Durant des siècles réservoirs d’esclaves, ces peuples refusaient la spoliation de leurs terres par le pouvoir central qui les réduisait au rôle de main d’œuvre bon marché.
  • En dépit des flonflons vite éteints de la fête à Juba, l’indépendance n’est pas, pour le Sud-Soudan, une victoire. L’accord global de paix en 2005 traçait les contours d’un Soudan où les deux protagonistes de la guerre, MLPS et Congrès National, se partageraient le pouvoir et les richesses, sous le regard approbateur des États-Unis et de l’Occident qui considéraient la prééminence accordée aux clivages religieux comme uniques fondements des identités nationales. Cette conception huntingtonienne du monde porte en elle le germe de déchirements. Il est en effet patent que l’identité ne se réduit pas à la religion, et que celle-ci ne peut être porteuse d’une idée nationale, sauf à être source d’exclusion. La mort précipitée de John Garang a mis un terme à cette vision d’une nation soudanaise réconciliée avec elle-même. Les Sudistes sacrifiaient les Monts Nouba et le Nil Bleu à leur indépendance.
  • Aujourd’hui que cetteindépendance est acquise, reste à en éprouver les avantages et à en braver les dangers. Dans l’immédiat, force est de constater que les six années écoulées ont été perdues par le MLPS, tout comme les vingt années de guerre qui les ont précédées: le Sud ne possède ni cadres compétents, ni institutions, ni administration civile, ni même sentiment d’unité nationale. Il ne dispose pas non plus d’infrastructures : ni routes, ni adduction d’eau, ni réseau d’électricité, ni écoles, ni hôpitaux. Le taux d’analphabétisme, pour autant qu’on puisse savoir, est supérieur à 90 % de la population. La faute en revient d’abord au colonisateur britannique, qui voulait conserver à cette région un rôle de « zoo humain ». Mais ils sont partis depuis plus d’un demi-siècle…Tout n’aurait pas pu être réalisé pendant la guerre, ni durant les années qui ont suivi. Mais tout n’était pas affaire d’argent ; la volonté politique a fait défaut et les habitudes prises durant la guerre de piller la population restaient. Le Sud-Soudan est sous la coupe d’une clique dominée par les officiers du mouvement rebelle, qui n’ont aucune compétence administrative ou technique, mais monopolisent titres et fonctions, dans l’idée que les sacrifices d’hier valent bien les récompenses d’aujourd’hui.
  • Khartoum ne peut que se réjouir de cette situation : elle lui rend plus facile le retour à  sa politique diviser pour régner, qui lui permit de reconquérir le Sud en 1991, en soutenant les seigneurs de la guerre. L’objectif final étant d tenir les dirigeants du Sud par la corruption et la menace de rebellions internes. Vider l’indépendance de son contenu, en continuant d’exploiter les ressources du Sud - celles du Nord étant proches du néant. Dans l’immédiat, il s’agit pour Khartoum d’éviter l’implosion de ce qu’il reste du Soudan : ce qui s’est passé le 9 juillet, c’est bien l’émergence de deux et non pas un, nouveaux Etats sur la scène africaine. Au sein de l’appareil d’État du Nord, et en particulier des gardiens du temple du mouvement islamiste, se renforce un sentiment de frustration et de rancœur : cette paix américaine était inévitable au lendemain du 11 septembre, où le Soudan devait se dédouaner de sa participation à la déstabilisation de l’Occident. Et le prix à payer pour éviter la chute du régime a été lourd. Mais les États-Unis sont désormais empêtrés par leurs engagements en Irak et en Afghanistan.. Ils se désintéressent du Soudan. Le gouvernement soudanais sait depuis le Darfour que les objurgations occidentales ne sont que vaines gesticulations. Le récent voyage en Chine du président Béchir sous mandat d’arrêt de la CPI, et pourtant accueilli avec tous les honneurs, constitue un encouragement fort à l’écrasement de toutes les velléités régionalistes, ainsi qu’à toute revendication démocratique au Nord.
  • Il y a là, comme dans les faubourgs misérables de Khartoum où vivent des millions d’originaires du Sud, devenus du jour au lendemain des étrangers dans le pays où ils vivent et où souvent ils sont nés, les prémisses de conflits et de massacres. Sur la frontière invisible entre le Nord et le Sud, les nomades sont face à un choix impossible : les troupeaux qui transhument ne connaissent pas de frontière, se déplaçant au gré des saisons. Les villes et villages des provinces septentrionales, Bahr el-Ghazal et Haut-Nil, continuent de regarder vers Khartoum, d’où parvient le ravitaillement, où les jeunes émigrent dans les plantations de la Gézira, du Nil Bleu ou sur les docks de Port-Soudan. Et dans l’armée nationale, 1/5 des soldats et de nombreux sous-officiers, sans compter quelques officiers supérieurs, sont originaires du Sud et doivent aujourd’hui quitter les rangs pour un avenir incertain. Conséquences de l’indépendance que l’on ne semble découvrir que maintenant, et dont la solution demanderait à la fois des compétences juridiques en matière de succession d’État, et une bonne dose de pragmatisme pour éviter des règlements ubuesques et des drames humains.
  • Les négociations se poursuivent entre gouvernements des deux Etats, elles concernent essentiellement le partage des ressources pétrolières, pomme de discorde, mais sur fond d’intérêts partagés… Le pire n’est certes jamais sûr : il se peut que la puissance montante de l’Éthiopie, qui est très présente au Sud-Soudan, modère les ardeurs belliqueuses de Khartoum. Mais la paix qui se profile n’est pas très rassurante pour la population, grande oubliée des projets de développement. Ceux-ci reposent sur le pétrole, mais plus durablement sur le découpage du pays en vastes concessions agricoles. Elles intéressent les multinationales de l’agrobusiness en quête de sécurité alimentaire au détriment des peuples du Sud-Soudan dont le destin est d’être chassés de leur écosystème et de rejoindre les ceintures de misère des grandes villes.
  • Pour tous ceux qui s’intéressent sincèrement au sort de l’Afrique et d’une planète  broyée par la mondialisation, le Sud-Soudan demeure un exemple des drames à venir, et contre lesquels il importe de se mobiliser en toute lucidité. 

Marc Lavergne
Directeur du centre d'Études et de documentation
économiques, juridiques et sociales
Égypte/Soudan

Source :  http://www.vigilancesoudan.org/node/286

Par GB
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:00

 

Cette année, à Betton Solidarités, nous mettons l’accent sur les actions au Sud-Soudan de notre partenaire " Opération Orange ". Le Sud-Soudan a, en effet, accédé à son indépendance le 9 juillet dernier, dans des circonstances difficiles, quasiment au stade zéro du développement, après de nombreuses années de guerre, et des menaces sur son avenir venues tout autant de la convoitise de son voisin du Nord, que des rivalités ethniques en son sein.


Vous trouverez ci-après  un premier article de Marc Lavergne, directeur du CEDEJ (Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales), lequel travaille principalement sur l’Egypte et le Soudan.  Dès 1995, le 9 février, nous avions, avec le CRIDEV, invité Marc Lavergne à Rennes. Et de nouveau, nous sommes en démarche pour inviter à notre Soirée du 17 mars prochain  lui-même si possible, ou sinon un des chercheurs qui travaillent avec lui au CEDEJ.


Un second article suivra sur les actions de notre partenaire "Opération Orange" dans ce pays, tiré de son Bulletin d’Octobre, actions en pleine mutation pour  une meilleure adaptation aux circonstances de la naissance de ce nouveau pays. Un vrai pari, un pari "à la Sœur Emmanuelle", sur le développement par l’éducation des enfants et par une formation des adultes aux métiers les plus propres à promouvoir le développement et la paix…


Et ensuite, après cet article, d’autres, qui nous permettront de cerner tous les aspects de ce partenariat, qui est tout, sauf un partenariat « pépère », bien tranquille…... 

Par GB
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 17:56
OPERATION ORANGE de  Soeur EMMANUELLE

EXTRAITS DU JOURNAL de l'ÉCOLE GABAL EL MOKATTAM  

Décembre 2011

( sans les photos qui illustrent les 4 pages de ce bulletin) 

 

 

 

Bouleversement, tristesse et luttes à Mokattam


En Mars 2011 le quartier des Chiffonniers de Mokatttam n'a pas été épargné. Bouleversements et violences ont endeuillé l'ensemble des habitants. (voir notre dernier bulletin n° 49).


Actuellement le calme semble revenu, mais les mesures de sécurité sont toujours de rigueur dans le quartier dès la nuit tombée. L'Egypte vit dans l'attente des élections, qui auront lieu à partir du 28 Novembre. Elle espère des améliorations car la vie quotidienne est devenue encore plus difficile pour tous.


L'Education Nationale Egyptienne, dont dépend l'école privée de Mokattam -créée en 1982 par Soeur Emmanuelle-, est de plus en plus rigoureuse et exerce une surveillance de plus en plus autoritaire.  Ainsi depuis deux ans il n'est plus possible aux groupes de touristes participant à nos voyages de visiter l'école et d'assister à la rentrée du matin. (Il est à noter d'ailleurs qu'il en est ainsi en France). Malgré tout, la visite du quartier de Mokattam, la maison de la Femme, sa garderie et sa maternelle, la clinique, situées à proximité de l'école permettent de se rendre compte des réalisations rendues possible grâce à l'Opération Orange et ses Amis 


De même, il n'est plus possible à Soeur FAEZA, directrice de l'ensemble scolaire école et collège, de faire réaliser des photos des enfants dans l'école et nous ne pourrons plus adresser aux nouveaux donateurs la photo d'un enfant entrant en maternelle pour symboliser son aide.


Il faut bien comprendre que cette école privée, gérée par une communauté chrétienne dans un pays majoritairement musulman ne peut se permettre d'enfreindre les lois. Il y va de sa survie, nous ne pouvons que nous incliner et surtout ne pas compliquer la tâche de celles et ceux qui, sur place, se battent pour assurer une éducation de qualité aux enfants que Soeur Emmanuelle a confiés à notre très chère Soeur Sara.


Nous comptons sur votre compréhension et votre confiance. La vie quotidienne est de plus en plus difficile pour beaucoup de Chiffonniers et Soeur Sara, rencontrée à Balbins ce 4 Novembre, au début de sa tournée dans le sud de la France, nous disait que les demandes d'aides étaient de plus en plus nombreuses, non seulement pour payer les frais de scolarité, mais aussi et surtout, pour acheter de la nourriture. Nous devons les aider dans ces moments troublés et incertains.


Résultats de l'année scolaire 2010/2011

Toute l'équipe éducative a su préserver la tranquillité des enfants qui ont obtenu de superbes résultats :

100 % de réussite à tous les niveaux primaire et secondaire

 100 % de réussite au brevet des collèges garçons et filles

 100 % de réussite au baccalauréat.

Au brevet, sur les 10 meilleurs résultats de la "zone éducative", 5 ont été obtenus par des collégiens de Mokattam.

 

Les 5 meilleurs élèves de primaire de la même zone sont des enfants de Mokattam. C'est Martina, une collégienne de Mokattam qui a obtenu les meilleures notes de toute l'Egypte au brevet des collèges. Elle a obtenu 295,5 points sur 300 à l'épreuve, soit un pourcentage de 98,5 %. Sa maman, veuve depuis 5 ans, élève seule, ses trois filles grâce à un petit commerce d'épicerie installé dans un local prêté. L'ainée des filles est lycéenne, en première, elle souhaiterait faire, après le bac, des études de médecine. La cadette est en sixième depuis la rentrée. Martina a été inscrite dans le même lycée que sa soeur. Elle ne sait pas encore ce qu'elle aimerait faire par la suite, mais elle voudrait continuer ses études.

Cette famille bénéficie de l'aide à la scolarité que nous apportons à l'école et aux lycéennes. Sans ces aides, leur maman ne pourrait pas assumer les frais de scolarité pour ses trois filles.

Nous imaginons la joie et la fierté de cette maman et de ses filles. Ces sentiments rejaillissent sur vous car c'est un peu grâce à vous... et le beau sourire de Martina est une récompense. 


EFFECTIFS et RENTREE 2011/2012


La rentrée a eu lieu le 17 Septembre 2011 pour 941 enfants, soit 12 de plus qu'en 2011. L'Etat a fixé à 1800 LE - soit environ 225 € - la part obligatoire que les familles doivent régler, annuellement, pour la scolarité des enfants à l'école de Mokattam.

70 enfants - orphelins - sont pris totalement en charge. Des aides complémentaires sont allouées aux familles nécessiteuses en fonction des possibilités

L'équipe éducative est sensiblement la même en nombre. Il y a eu des changements, des remplacements. Depuis le mois de Janvier, les enseignants réclament des augmentations, des améliorations, certains ont préféré partir jugeant les propositions insuffisantes.

 

De nouveaux professeurs ont été recrutés et, à ce jour, l'équipe est au complet. Ceux qui logent en ville (une grande partie) sont transportés gratuitement jusqu'à l'école. Mais, du fait du coût des denrées alimentaires, les salaires ne sont pas encore suffisants et des augmentations échelonnées sont prévues ce qui inquiète beaucoup les gestionnaires car il faut trouver les fonds ! L'ambiance est relativement sereine dans l'équipe éducative. Les enfants, par contre , ressentent les tensions latentes qui existent dans tout le pays et dans les familles.  


Il est à noter que les 28 jeunes filles qui ont obtenu le brevet des collèges continuent leurs études, comme Martina, dans un lycée du Caire. « C'est devenu automatique maintenant »  nous disait Soeur Sara. 

C'est une grande satisfaction de voir ces jeunes filles continuer leurs études et prendre leur destin en mains. Soeur Emmanuelle et Soeur Sara ont lutté pour cette émancipation, elle n'ont pas ménagé leurs efforts et leur travail pour arriver à ce résultat qui fait «chaud au coeur » nous dit Soeur Sara. 

 

 

En conclusion : L'Egypte est à un tournant de son histoire et il ne nous appartient pas de porter un jugement. Notre priorité est de pouvoir continuer à apporter de l'aide à Soeur Sara et son équipe pour faire fonctionner les activités qui ont été mises en place. Il faut que les enfants puissent recevoir une bonne éducation pour forger leur destinée et applaudir à une vie de réussite.

« Yalla ! toujours en avant »
(Sœur Emmanuelle)
 

 

Le magnifique bouquet que vous offrent les enfants de Mokattam illuminera votre décor de Noël. Qu'il soit un symbole d'espérance et de bonheur dans un monde si troublé et instable, il est chargé de tous les souhaits que les enfants de Mokattam, Soeur SARA et tous ses collaborateurs, les Membres de l'Opération Orange de Sœur EMMANUELLE , vous adressent pour un JOYEUX NOEL et une année 2012 de PAIX et d'AMOUR.

Par GB
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L'ACTUALITE

NOS RENDEZ-VOUS

 

Le  Samedi 14 mai, rencontres  avec Soeur Sara .

 

Soeur Sara, accompagné de Jean Sage et de Mourad Sedky, guide des "Voyages Opération Orange", arrivera d'Etrelles près d'Argentré du Plessis vers 15h30/16 heures, avec un cortège de 60 motards devant la salle polyvalente de la Mairie.. Ensuite, pot d'accueil dans cette salle.  

 

Nous invitons tous les Bettonnais à profiter de cette occasion pour rencontrer Soeur Sara et lui manifester leur soutien

 

Puis, à 18h30,  le Lycée Jeanne d'Arc , à Rennes, l'accueillera pour une conférence d'information sur la situation, 

  - d'une part de l'établissement d'enseignement et des oeuvres sociales des Chiffonniers du Caire  dans le quartier de Moqattam, récemment très éprouvé par une suite d'événements déstabilisants ; 


-  et d'autre part, des actions d'Opération Orange au Soudan Nord ( entre autres les "baby feedings" pour enfants dénutris), et au Soudan Sud, nouvellement indépendant,  et où tout est encore à faire en matière de développement.... 

 

Vous trouverez, dans le hall précédant la salle de conférence, une documentation sur l'association "Opération Orange" , des exemplaires des derniers numéros de son bulletin, du livre de Jean Sage "Histoire d'un pari", de celui de Sr Sara " Soeur Emmanuelle, mon amie, ma mère" ; et aussi une des plaquettes de renseignements sur "Opération Orange" , et des panneaux sur les Voyages 2011  en Egypte organisés par Jean Sage et leur guide attitré, Mr Mourad Sedki, qui sera aussi présent.

 

Sr Sara et ses accompagnateurs seront sur place dès 18h pour vousdonner l'occasion de les rencontrer avant la conférence, et de leur remettre, si vous le désirez, vos contributions au soutien des actions de "Opération Orange" en Egypte et au Soudan  

 

 

L'accès  au Lycée Jeanne d'Arc se fera, non pas par l'entrée Sud rue La Fontaine, mais par l'entrée Est, "Entrée des Etudiants", rue du "Commandant Anjot dit Bayard".

 

Si vous venez en autobus, lignes 3 ou ligne 30, stations Jeanne d'Arc ou Vitré-Janson. De Betton, ligne 51 jusqu'à St Laurent, puis ligne 3

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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